La genèse du jardin - Thème 2012 «Béton et bourgeon»

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Créé le 21 mai 2012

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Thème 2012 « jardiner entre béton et bourgeon » 

 

Le jardin demande il est vrai beaucoup de soin pour être accueillant quel que soit l’esprit qu’on lui donne.

La nature montre le chemin, qui n’est pas faite que de végétal.

Il faut d’abord suivre ses envies puisque c’est nous qui vivrons dans le jardin et personne d’autre mais il paraitrait bizarre de chercher à faire par ex. un jardin sec dans des zones très arrosées ! Il ne faut donc pas contrarier complètement la nature sous peine de rater la cible au final : avoir un beau jardin!

 

Le jardin réussi est celui qui donne une sensation d’équilibre, de plénitude et fait qu’on s’y sent bien même s’il n’est pas nôtre !

 

Chez nous les nombreuses plantes de toutes tailles, feuillages et couleurs  s’offrent à voir tout au long de l’année, plantées par nous ou arrivées parfois au gré des visites d’oiseaux ou du vent : le coté « foisonnant », « nature », est privilégié car nous pensons qu’une certaine « liberté » doit habiter le jardin.  Le myosotis par ex. s’est invité sans préméditation...

 

Le minéral a été souvent installé sur un coup de cœur pour des formes ou des couleurs particulières : par ex les pierres  volcaniques de couleur brique ou les « pas  japonais » venus du midi... mis en place pour leur coté pratique (pour assurer le passage par ex.) ou simplement décoratif.

 

Dans le jardin donnant sur la rue, le pavage dessine un tapis minéral au seuil de la maison puis sur la droite un minuscule chemin courbe fait de pavés et partiellement caché par la végétation mène vers la porte du grand jardin. Un gros bloc rappelle à gauche la présence du minéral.

 

Le béton :

Chez nous le béton est présent sur la terrasse, restée pour le moment à l’état brut, et sur les murs environnants.

 

Mais c’est un matériau plein de ressources. Il a sans doute vieilli dans ces formes évoquées là (rocailles, statuaire... comme on les voit dans les anciens parcs parisiens par ex.) mais aujourd’hui parce qu’on le colore, on le cire, qu’on continue plus que jamais de le « travailler »..., on lui a redonné une vie à part entière, faisant à nouveau de lui un élément de décor, y compris au jardin.

 

Le nouveau jardin devant la maison avait à un moment été envisagé comme une terrasse gagnée sur la rue avec des potées  au lieu de massifs, dans un souci d’économie, notamment en évitant le défonçage du trottoir et la démolition/ reconstruction du mur. Le projet ne nous satisfaisait pas totalement, laissant « dans la rue » une bonne part de la surface récupérée : il fut donc abandonné car sans grande utilité pour nous-mêmes.

 

Le reste du jardin n’a jamais eu de zone en béton telle une cour, que nous aurions eu à aménager, hormis la terrasse, qui est le haut lieu du rassemblement familial, au moment des repas notamment.

 

Le béton nous entoure : terrasse, murs alentours, ... nous le voyons partout ! Sur un des murs qui nous surplombent, nous parlions autrefois de faire peindre une fresque mais aujourd’hui nous n’y songerions même pas (indépendamment  de la faisabilité et du coût) car nous avons « apprivoisé » cet environnement de béton : nous vivons pleinement dans la ville.

 

Le végétal est un atout de plus, pas un repoussoir au béton.  Il n’est qu’à voir comment le moindre interstice du béton  est vite colonisé par quelques graines ou par la mousse : une bonne entente s’organise donc naturellement au jardin contre vent et marées entre les deux éléments (« chassez le naturel il revient au galop ! »).

Il y a aujourd’hui davantage de liberté, de fantaisie dans l’aménagement des jardins : aujourd’hui on laisse faire et le jardin s’en porte bien. Chez nous aussi cet aspect « nature » a pris davantage de place qu’autrefois.

 

Nous avons peu de nouveaux matériaux au jardin (pas de mobilier en résine par ex.) et le fait de chiner nous met davantage en contact avec des matériaux plus traditionnels. Ce n’est donc  pas un  refus pur et dur des matériaux modernes  (nous avons nombre de grosses jarres en plastique plus légères à manipuler).

 

Nous sommes restés fidèles au bois ou bambou pour les meubles de jardin (table, bancs, fauteuils ...), à la céramique (pour certaines potées)  ou au métal : table en fer, zinc des arrosoirs,  ...