La genèse du jardin - Principales étapes créatives

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Créé le 21 mai 2012

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Principales étapes créatives

 

Lorsque nous sommes arrivés en 1983 le terrain était couvert de hautes herbes et jonché de divers objets jetés par les voisins qui ne voient là qu’un dépotoir bien pratique !

 

Tout est à faire : Le jardin n’a jamais été très entretenu précédemment.

 

Sur le terrain, il y a quelques arbres dont certains sont assez vieux : 2 lilas, un fusain, un troène.    Au début des  années 80, l’ancien propriétaire a planté un cerisier bigarreau, un pommier reine des reinettes et un abricotier. D’autre part, quelques végétaux sont déjà installés et bien développés : un yucca, une sauge médicinale, des bergénias, des fougères notamment etc..., qui sont toujours en place aujourd’hui !

 

Nous allons progressivement tenter de modifier et enrichir la terre par un apport de terreau en sacs et de fumier : la terre d’origine est très calcaire, pierreuse, sans doute terre de remblai.

Cependant elle est aussi très légère, donc facile à retourner et à planter. Nous apprendrons parfois à nos dépends que certains végétaux ne se plaisent pas chez nous et disparaitront 2/3 ans après.

 

Nous mettrons aussi en place une rocaille avec les pierres trouvées sur place ou chez notre voisin qui modifie sa cave : lavandes, iris, érigéron, cinéraire maritime, romarin, sedums...y prennent place.

 

Un charme arrivé en graine en 1987 avec un pied de carex trouvé près de l’abbaye de Jumièges fait maintenant  4m de haut !

 

Coté pratique, entre l’atelier et la terrasse, nous mettons en place des « pas japonais » faits d’ardoises et de pierres plates rapportées du midi de la France.

 

À cette époque, nous n’avons pas encore de plan précis pour l’aménagement mais notre famille nombreuse (4 enfants) nous conduit à laisser le maximum de terrain pour le jeu : la pelouse tiendra durant de nombreuses années une large place dans l‘aménagement paysager. Un portique sera aussi installé (enlevé en 2006).

 

Au fur et à mesure des années, nous plantons divers végétaux achetés ou le plus souvent bouturés (ma marotte !) et échangés avec la famille et les amis.

 

Grands arbustes : nous avons planté un amélanchier(1990), des fatsia japonica (1991), un photinia (1998), des corètes du Japon (simple et double),  des vignes (venant de chez une amie qui déménageait) 2006, un figuier (2007)

Des bambous sasa, des aucubas ont été plantés à l’automne 1983 pour agrémenter  le mur mitoyen (très haut à l’époque, abattu en 2007) sur lequel est installée au départ une vigne vierge. D’autres vignes vierges recouvriront rapidement les autres murs jusqu’aux travaux de 2010 (démolition puis reconstruction à 2,30m selon le Plan Local d'Urbanisme) où nous les sacrifierons afin de ne pas endommager les nouveaux murs, qui pour certains ne sont pas les nôtres.

 

2006 : lorsque nous creusons le trou du bassin, nous récupérons un maximum de terre pour créer des buttes sur la rocaille et le long du bassin, avec le double avantage d’évacuer le moins possible de matériaux (+/-600kg de pierres tout de même !) et de donner plus de relief au jardin.

 

2010 : Le nouvel aménagement repris sur l’ancien trottoir nous a fait regagner en tout environ 21m² de terrain à planter. Il a nécessité 9m3 de terre végétale + 4 m3 de sable + 2m3 de terreau et... beaucoup d’huile de coude pour décompacter la terre végétale livrée, bien plus argileuse que notre terre d’origine !

 

Au printemps 2010, nous avons déplacé le jeune figuier (voir plan) qui se trouvait à l’origine entre l’amélanchier et les phyllostacchis (belles « boutures » plantées en janvier 2007) le long du mur coté rue : le passage, un peu resserré entre ces 2 grands végétaux, forme une sorte de « porte » qui s’ouvre vers  la partie nouvellement plantée et de là, conduit vers la porte du jardin devant la maison, ce qui est accentué par quelques pavés posés en quinconce , qui permettent de ne pas trop piétiner, et donc tasser, la terre plus argileuse de ce coin du jardin.

D’autre part les bambous ayant maintenant une taille respectable de +3,50m environ, ils nous « abritent » du regard direct des voisins en étage.

 

Nous avons aussi refait  le tracé de la pelouse et des massifs après l’ensemble des travaux tant pour garnir les surfaces créées que pour rénover celles qui avaient été piétinées lors des travaux.

 

Été 2010 : mise en place des dalles du parking («Evergreen » ™) par nous-mêmes : cela agrandit visuellement  la surface de verdure puisque nous semons du gazon.